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Journées du Patrimoine
Profitez des Journées du Patrimoine pour visiter les caves et les halles des anciennes Grandes Brasseries de Maxéville les 18 et 19 septembre. En savoir plus
 
 
 
  Mémoire de Maxéville
 
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  Introduction
  Histoire géologique
  Préhistoire et antiquité
  Du royaume d’Austrasie au Duché de Lorraine
  Un village de vignerons
  Le peuplement au 19ème siècle
  Le domaine de Gentilly
  Le quartier Saint Sébastien et l’Ermitage
  Le Sauvoy
  Les Eglises
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  Des vignes aux fraises
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  L’usine Jean Prouvé
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  La Solidarité
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  La Z.A.C. Champ-Le-Boeuf
  Les Aulnes
 
 
Les autres activités économiques
1. Les Caves de la Craffe
Fondée par Charles Chardot (né en 1837 à Vic Sur Seille, mort en 1920 à Nancy) la société des « Vins de la Craffe » vit le jour à Nancy au pied de la porte de la Craffe vers 1862. En 1893, une première succursale fut ouverte rue de la Hache dans le vieux quartier St-Sébastien. D’abord épicier, il se spécialisa rapidement dans les vins et s’intéressa assez vite aux vignobles algériens. Homme d’initiative, son fils, Jules Chardot, seconda son père. Il construisit en 1897, au 11 rue de la Craffe, des entrepôts qui constituèrent pendant 60 ans les bases solides des « caves de la Craffe ». Les chais étaient creusés dans les restes du « bastion du Danemark », vestige de l’enceinte moyenâgeuse de Nancy. Dès 1901, furent bâties des cuves de béton armé intérieurement et recouvertes de carreaux de verre. Les premières livraisons en litres des vins de la Craffe se firent peu avant 1914. A l’époque, c’était une innovation. Avant même la mort du fondateur en 1920, les deux fils de Jules Chardot, Pierre et André, formèrent une remarquable équipe. En 1921, fut acheté le premier camion automobile de livraisons, un Dion-Bouton de 3.5 tonnes, réformé de guerre. En 1923, un camion citerne, premier du genre dans la région, fut mis en service. Il était destiné à acheminer les vins arrivant en gare sur l’entrepôt des vins de la Craffe. Enfin, une chaîne de mise en bouteille semi-automatique fut installée. Vers 1950, avec leurs immenses caves voûtées, les vastes entrepôts des Brasseries de Maxéville regroupèrent progressivement toute les installations des « Vins de la Craffe ». Outre des dizaines de foudres de bois de différentes capacités, furent aménagées de vastes cuves en béton armé, verrées intérieurement et dotées des plus récents perfectionnements techniques. Les vins arrivaient soit par l’embranchement particulier de la ligne de chemin de fer Paris - Strasbourg, soit par un pipeline qui reliait les péniches accostées au port St-Sébastien aux cuveries des caves. C’est là aussi que se faisaient les opérations de mise en bouteille, d’encapsulage, d’étiquetage, d’encaissage, de déchargement et de chargement de camions. C’est là enfin que se trouvaient les laboratoires de dégustation et de surveillance de la qualité des vins. La politique commerciale de la société était très inventive. Néanmoins, victimes de la concurrence des grandes surfaces envers les petites épiceries, les « Vins de la Craffe » perdirent petit à petit leur réseau de distribution. La proximité de Nancy, qui fut une force en son temps, devint une contrainte, le site s’enclavant peu à peu et devenant de plus en plus difficile d’accès. Et puis, la consommation d’alcool diminuant d’année en année, les « Vins de la Craffe » périclitèrent petit à petit. Elles cessèrent leurs activités sur le site de Maxéville vers 1997. Le site fut vendu entre 2002 et 2004 à la Ville de Maxéville.
Monsieur Crafon était le personnage publicitaire des Vins de la Craffe. Sa statue en plâtre est située dans un des caveaux de réception des grandes caves.
2. Bergerat & Monnoyeur
Hy. Bergerat, Monnoyeur et Cie, en 1952, s’installaient à Nancy, profitant de l’aménagement de bases aériennes dans la région et d’une vie économique reprenant son essor. Cette société diffuse en France les matériels fabriqués par Caterpillar Tractor C° et « P et H », utilisés par les entreprises de travaux publics et du bâtiment. Elle se veut avant tout au service des clients, non seulement après la vente, mais aussi avant. En effet, les filiales du groupe Hy. Bergerat, Monnoyeur et Cie disposent de bureaux d’étude qui permettent de guider la clientèle, de la conseiller avant d’acheter, et lui donnent le moyen de faire travailler le matériel acquis, avec le maximum de rentabilité. Il est à noté que cette société a tenu à encourager, parmi son personnel, la pratique du sport, ce qui se concrétisa par la création d’une société sportive en mars 1964. Rapidement, une section « Football » fut créé, puis en 1965, une section de pétanque et une section de tir, puis encore une section « Ping-Pong ». Grâce à l’appui moral et financier de la Société Nancéienne, l’équipe de football pris rapidement son essor et disputa avec succès de nombreux matchs contre des adversaires de taille.
Vue aérienne de la Société Bergerat Monnoyeur, 37 avenue Patton, vers 1957. Le bâtiment central, appelé Société Nancéienne Bergerat Monnoyeur, était une porcherie et une écurie appartenant aux anciennes brasseries de Maxéville. A gauche, le parc Cavalier, propriétaire des usines Pont-à-Mousson, dans lequel se trouve le "château des Cavalier" aujourd’hui "Maison de Retraite du Bon Repos". Au 2ème plan, les anciennes brasseries reconverties. Au fond, le canal et la rue de Metz.
3. La Mécanique Moderne :
La Mécanique Moderne est une société de constructions mécaniques et métalliques, créée en 1906. Les trois départements principaux : charpente métallique, chaudronnerie moyenne et lourde, mécanique générale, se complètent naturellement. Les ensembles, charpentes métalliques et chaudronnerie, sont exécutés à l’Usine de Maxéville, distante de trois kilomètres de la Direction générale du Bureau d’études et de l’Usine de Mécanique générale installée au boulevard Lobau à Nancy. L’usine dispose : d’un parc à fer permanent, de laminés marchands, tôles moyennes et fortes, d’un raccordement S.N.C.F. Elle est disparue progressivement, remplacée pendant quelques temps par « Métalor ». La crise est passée par là.
4. Sofrali :
Sofrali (Société française du liège) est une entreprise d’isolation du froid. Elle dispose, en principe, de tous les matériaux isolants existant sur le marché français. L’Agence locale disposait en outre d’un atelier de menuiseries isothermiques.
5. Les zones Lafayette et St Jacques I et II :
Depuis les années 80, la ville s’est lancée dans un programme de zones destinées à accueillir les entreprises. Création de la ZAC Lafayette sur laquelle s’est installée ECLATEC, fabriquant d’appareils d’éclairage public et industriel et PERMALI Composites, spécialisé dans la transformation de matériaux : matières plastiques et matériaux composites (bois bakélisé).
Création également de la ZAC St Jacques I sur laquelle se sont installées des entreprises travaillant dans le domaine de l’électronique. Vu le succès de la zone, se crée à MAXEVILLE la ZAC St Jacques II, moins marquée vers un type d’activité mais, qui compte des implantations remarquables comme ASAT (ex SGS Thomson) qui produit des circuits intégrés, l’Imprimerie Jean Lamour, ICF producteur d’imprimés administratifs, et l’imprimerie Jeanne d’Arc.
Les zones St Jacques doivent leur nom à une ancienne ferme, la ferme St Jacques, qui trônait à côté d’un vaste champ par lequel on pouvait, parait-il, rejoindre Toul à pied, et qui se trouvait à l’emplacement de l’actuel Champ-le-Boeuf. La ferme fut vendu vers le début des années 90 à la municipalité, puis démolie pour y construire les commerces actuels.