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| Le quartier Saint Sébastien et l’Ermitage |
A un kilomètre environ de Nancy, sur la route de Pont-à-Mousson, se trouvait un groupe de maisons, auberges et cafés pour la plupart, formant un hameau qui dépendait de la commune de Maxéville (mais qui fait à présent partie intégrante du tissu urbain) : il s’appelait Saint-Sébastien, et devait sa naissance et son nom à une chapelle avoisinée d’un ermitage qui existait jadis à cet endroit (au lieu-dit La Croix Brûlée). Cette chapelle avait été fondée, au commencement de l’année 1516, par un officier de bouche de la maison du Duc Antoine, lequel avait suivi son maître dans son voyage au-delà des monts, lorsque ce prince accompagna François Ier qui allait tenter la conquête du Milanais. Ayant échappé aux périls qu’il avait couru durant cette expédition, le serviteur du duc de Lorraine voulut perpétuer le souvenir de sa reconnaissance envers le saint à la protection duquel il attribuait son salut et il fonda le petit oratoire de Saint Sébastien.
Au Sud-Ouest, à quelque distance de la chapelle Saint-Sébastien, sur le versant de la colline boisée au pied de laquelle elle était bâtie, se trouvait un vivier dont l’origine est inconnue. Ce qu’il y a de certains c’est que, sur la fin du XVIème siècle, cette propriété appartenait à un nommé Jacques Le Roux, demeurant à Malzéville. Par acte en date du 19 septembre 1580, celui-ci vendit à un « honorable homme » Jacquemin Cueullet, gruyer de Nancy et de l’avant-garde, et arpenteur général au duché de Lorraine, « un vivier que l’on ait accoustumé appeler le Saulvoix du feu gruyer de Nancy ».
La chapelle Saint-Sébastien exista jusque vers le tout début du XXème siècle (au maximum), puis elle fut rasée pour construire le Grand Sauvoy.
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