Ville de maxeville

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Journées du Patrimoine
Profitez des Journées du Patrimoine pour visiter les caves et les halles des anciennes Grandes Brasseries de Maxéville les 18 et 19 septembre. En savoir plus
 
 
 
  Mémoire de Maxéville
 
  Avant-propos
  Introduction
  Histoire géologique
  Préhistoire et antiquité
  Du royaume d’Austrasie au Duché de Lorraine
  Un village de vignerons
  Le peuplement au 19ème siècle
  Le domaine de Gentilly
  Le quartier Saint Sébastien et l’Ermitage
  Le Sauvoy
  Les Eglises
  Les Ecoles
  Les mines de fer et les hauts-fourneaux
  Des vignes aux fraises
  Les carrières Solvay
  L’usine Jean Prouvé
  Les Brasseries
  Les autres activités économiques
  La Solidarité
  La vie associative
  La Z.A.C. Champ-Le-Boeuf
  Les Aulnes
 
 
Un village de vignerons
Avant 1790, l’influence de l’Eglise sur la vie sociale était grande. Les religieux exploitaient de nombreux vignobles, souvent cédés par le Seigneur. Le Sauvoy, Gentilly possédaient leurs vignes. Très longtemps, de nombreux propriétaires étaient originaires de Nancy, toute proche. Maxéville était alors un village de vignerons, typiquement lorrain, desservi par la Grande rue, perpendiculaire à la côte. De part et d’autre de cette rue, des petites maisons étaient adossées à la forêt, les unes vers le « chaud côté », les autres vers le « froid côté ». Leur porte était ornée de petites statuettes. A cet époque, il y avait très peu de maisons le long de la route de Metz. Les propriétaires vignerons disposaient, le plus souvent, d’une construction, derrière leur maison d’habitation, pour y loger leurs fûts de vin. Au Moyen-Âge, au centre de la Grande rue, une rigole permettait l’évacuation des eaux de pluies. Une fontaine et une auge s’élevait au bas du village. En 1811, il n’y avait que 69 maisons à Maxéville. En 1836, la population s’élève à seulement 479 habitants et, en 1841, à 512, dont 36 propriétaires vignerons. L’essor de Maxéville est alors très lent. Seule la construction du canal de la Marne au Rhin et de la voie ferrée, conjugué avec le début de l’exploitation du minerai de fer, vont changer cette situation, à partir de 1864. Le petit village sera complètement transformé, et se développera vers la route, la Meurthe et la voie ferrée.
A la construction de l’autoroute, les maraîchers disparaîtront, à de rares exceptions près, à cause des expropriations qui s’en suivront. Dès l’origine, le Conseil a été contre le projet, et ce pour diverses raisons. La première, parce que cette nouvelle voie coupe la commune en deux, alors que le goulet Maxévillois était déjà découpé en tranches par le canal de la Marne au Rhin, la voie ferrée de ceinture, celle de Nancy-Metz, et la route nationale 57. La seconde parce que Maxéville ne retirait que bien peu d’avantages de cette création alors que bien des sacrifices étaient imposés à la commune : pertes financières dues à la destruction d’une vingtaine de maisons, pertes de terrains de construction, etc. Il faut ajouter à cela les multiples inconvénients consécutifs à cette construction : rues boueuses, destruction de trottoirs, égouts bouchés, circulation effrénée, bruits, pollutions,... La population, il convient de le souligner, a appuyé largement le Conseil : des pétitions ont été lancées et ont rencontré un grand succès, création d’un syndicat, interventions nombreuses près des Ponts-et-Chaussée, des parlementaires ; tout cela malheureusement sans résultat.